jeudi 20 septembre 2007

FIN DE TRANSMISSION

Après deux ans de rédactions hebdomadaires, et des centaines d'articles, le Monde du Petit Sauvage ferme ses portes.
Merci pour vos lectures, et vos commentaires.
L'aventure continue...
Et bien sûr... www.publivores.com
Enjoy !
Thomas

L'AMOUR BIEN SUR - Par Jean d'Ormesson

L’amour bien sûr! Mon premier roman, en 1956, s’appelait « L’amour est un plaisir ». Un de mes derniers ouvrages est une vibrante célébration de l’amour et de la vie tels que les ont chantés les plus grands poètes et écrivains français depuis le XVIe siècle. D’une ligne ou de quelques pages, ces "mots ailés" choisis par la seule affinité du cœur et de l’âme sont une splendeur : "Aimez, aimez, tout le reste n’est rien", dit Jean de La Fontaine, aux côtés de l’incontournable Pierre Ronsard déclinant toutes les saisons du sentiment amoureux, de l’immense Victor Hugo - "Je serai grand et toi riche / puisque nous nous aimerons" - et du génial Louis Aragon - "Je suis plein du silence assourdissant d’aimer". Et de Jean Racine, bien sûr, avec sa Phèdre foudroyée, de Jacques Bénigne Bossuet, d’Alfred de Musset, de Paul Verlaine, de Marcel Proust, de Charles Péguy. François-René de Chateaubriand ironise sur le désamour, tandis que François Maynard chante l’attachement qui dure. L’amour, c’est aussi l’amour de Dieu (le mystique Pierre Corneille), de la patrie (Joachim du Bellay, Charles de Gaulle), du voyage (Blaise Cendrars, Valery Larbaud), de l’humanité (Le Déserteur, de Boris Vian), de la liberté (L’Affiche rouge, de Louis Aragon) et, bien sûr, de la littérature : "Un écrivain véritable ne trouve pas ses mots. Alors il les cherche. Et il trouve mieux" (Paul Valéry).

lundi 3 septembre 2007

SEPTEMBRE

Septembre est là, alors que le soleil est toujours porté disparu. L'été est passé aussi vite que sa simple évocation. Tout le monde reprend pour de bon. De quoi broyer du noir et rallumer le chauffage. Youpi.

PENSEE DE LA SEMAINE

"Le désir est l'appétit de l'agréable".
Aristote

AVEZ VOUS DEJA VU ?

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Des moutons qui organisent un pique nique ?

COMMENT FAIRE POUR CHANGER LES CHOSES ?


La semaine dernière, j'ai publié un article synthétisant les problèmes déjà présents et à venir induits par le réchauffement indubitable de la planète, dû, il n'y a plus de doute, en grande partie à l'activité humaine.

C'est à chacun de nous de changer nos comportements pour changer la planète, et cette fois ce n'est pas une connerie, il n'y a pas un numéro vert à composer ou une promesse de don à faire, il y a juste des petits gestes quotidiens à changer, à adopter, si nous voulons vivre décemment dans une planète en pleine vie, et non pas agonisante, et si nous voulons donner une chance aux générations futures.
Si nous ne faisons rien, de toutes façons, ce n'est même plus une question de générations futures: c'est nous, déjà, qui seront aux premières loges de l'effondrement de l'équilibre écologique planétaire, et donc de l'équilibre économique, démographique, politique, climatique, sanitaire et social. Et alors, nous mourrons coupables.
Voici donc une liste assez complète d'actes qui aidereont à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à renverser le système de réchauffement express de la planète. Si vous avez d'autres idées, d'autres conseils, n'hésitez pas à les partager en laissant des commentaires !
COMMENT AGIR EFFICACEMENT (essayez d'en faire le maximum :o) :

- Changez vos ampoules à incandescence pour des ampoules fluorescentes compactes (CFL).Une ampoule fluo consomme 60% d'énergie en moins (moins de pollution, plus d'économies !) .


- Climatisation (à la maison ou au bureau): baissez le thermostat de 2° en hiver et montez-le de 2° en été

- Nettoyez ou remplacez les filtres de votre chaudière et de votre climatiseur
- Si vous renouvelez votre appareillage électrique (ou si vous l'installez), choisissez les modèles les moins gourmands en énergie, et recherchez les marques et modèles les plus efficaces.
-Recouvrez votre chauffe-eau d'un isolant thermique

- Limitez votre consommation d'eau chaude. (Chauffer de l'eau mobilise une énergie considérable. Vous pouvez réduire la consommation d'eau chaude de diverses manières, notamment en utilisant des douchettes à grosses perforations et en lavant vos vêtements à l'eau tiède ou froide.)

- Utilisez chaque fois que possible une corde à linge plutôt qu'un sèche-linge.

- Éteignez votre matériel électrique lorsque vous ne l'utilisez pas (et ne le laissez pas en veille).

- Débranchez le matériel électronique quand vous ne l'utilisez pas. Un téléviseur, un chargeur de téléphone portable, un appareil muni de diodes ou d'un tableau lumineux qu'on laisse en veilleuse consomment de l'électricité sans qu'on s'en aperçoive. Au total, cela représente 5% de la consommation d'énergie domestique, soit un rejet annuel de 18 millions de tonnes de carbone.
- N'utilisez votre lave-vaisselle que s'il est plein et pressez la touche "Éco"

- Isolez votre habitat. Une bonne isolation des murs et des plafonds diminuera vos dépenses de chauffage de 25%. Si vous êtes locataires, parlez en à votre syndic.

- Recyclez vos déchets. Utilisez du papier recyclé. Sa fabrication nécessite 70 à 90% d'énergie en moins. Vous contribuerez aussi à protéger les forêts.

- Plantez un arbre, ou même des arbres !Un arbre absorbe au cours de sa vie 1 tonne de dioxyde de carbone. L'ombre qu'il fournit à votre habitat peut vous aider à réduire vos frais de climatisation de 10 à 15%.
- Demandez un "audit énergie" de votre maison. Des organismes spécialisés évalueront la qualité de l'isolation de votre résidence et l'efficacité de ses installations thermiques et électriques. En optimisant votre habitat, vous ferez baisser d'un tiers vos dépenses énergétiques.

- Utilisez des sources d'énergie naturelles.Certaines régions se prêtent à l'utilisation d'énergies propres et renouvelables comme le vent (éoliennes) ou le soleil (panneaux solaires).
- Consommez de préférence les produits agricoles de votre région. Cela réduit les dépenses énergétiques engagées pour leur transport et sert les intérêts économiques de votre communauté.

- Achetez des produits frais (ou des conserves) plutôt que des surgelés. La production de surgelés requiert dix fois plus d'énergie.

- Consommez "bio" aussi souvent que possible Les cultures biologiques captent et stockent bien plus efficacement le CO2 dans le sol.
- Évitez les produits trop emballés.

- Mangez moins de viande rouge Le méthane est en importance le second des gaz à effet de serre. Les vaches, grandes consommatrices d'herbe, en rejettent d'énormes quantités dans l'atmosphère.
- Privilégiez les transports en commun, le covoiturage, la bicyclette ou la marche et organisez le covoiturage avec vos collègues.

- Faites réviser votre voiture. Un entretien régulier de votre véhicule rentabilisera sa consommation de carburant et réduira ses émissions. Si 1% des automobilistes entretenaient correctement leurs voitures, des milliards de tonnes de CO2 ne s'échapperaient plus dans l'atmosphère. Les marques et modèles les moins polluants à ce jour : Renault Twingo, Toyota Yaris, Toyota Prius, Smart, Citroën C2, C3. Un véhicule hybride, voire électrique, comme la Prius de Toyota, sera encore plus rentable et moins polluant. NE ROULEZ PAS AVEC UN VEHICULE QUI A PLUS DE 7 ANS.

- Vérifiez la pression de vos pneus une fois par semaine Un gonflage adéquat vous fait économiser plus de 3% d'essence… Rentabiliser le carburant, même à cette échelle, fait déjà la différence!

- Utilisez moins souvent l'avion. Un ou deux voyages en avion de moins par an = une réduction significative de vos émissions. Privilégiez le train.

- Achetez le moins possible de produits MADE IN USA ou MADE IN CHINA, les deux pays leaders dans les émissions de CO², le premier parce qu’il a refusé de signer le protocole de Kyoto, le second parce que son système industriel est vétuste, et irrespectueux de toutes les normes (écologie, droits de l’homme, travail des enfants, santé du travail, sécurité, etc etc etc… n’achetez pas chinois, même pas des nems !). ACHETEZ EUROPEEN, et si possible FRANÇAIS (ou SUISSE (pour les lecteurs helvètes), pas par protectionnisme, mais parce les productions nationales polluent moins, ne seraient ce que parce qu’elles ne sont pas importées (donc pas de transport).

- Renseignez vous, informez vous, et diffusez l'information. Pensez aussi à calculer votre empreinte écologique . PLUS D'INFOS SUR
www.defipourlaterre.org.

LE BIG MAC A QUARANTE ANS

Le Big Mac, le double sandwich icône de la culture populaire américaine mais aussi symbole de la malbouffe, a quarante ans.

Vous allez me dire que vous vous en foutez un peu, et je vous comprends.

Mais attardez vous deux secondes sur le sujet...

Déjà, je suis sûr qu'au moins une fois dans votre vie vous avez mangé un Big Mac...

Et comme c'est donc un dénominateur commun à échelle humaine, son histoire peut donc refléter une certaine évolution, ou un certain état de nos Sociétés...


Si les frères McDonald's ont créé dans les années 40 en Californie le premier restaurant de la plus grande enseigne mondiale de fast-food, le double hamburger a été "inventé" par un des premiers franchisés de la marque en août 1967: Jim Delligatti, 89 ans, qui tenait un restaurant à Uniontown en Pennsylvanie, a pour la première fois introduit l'empilement des deux steacks hachés entre trois pains au sésame et deux rondelles de cornichon au prix de 45 cents (oui oui bien 45 cents, soit 30 centimes d'euros, contre 2,69 dollars aujourd'hui en moyenne aux Etats Unis).

Vu le succès, un an plus tard, le Big Mac était intégré au menu national de la chaîne, puis dans tous les restaurants du monde entier, faisant de ce sandwich un pan de l'héritage culturel américain, qui a même son musée (le restaurant musée du Big Mac, à North Huntingdon, près de Pittsburgh, en Pennsylvanie), au même titre qu'Elvis presley, Hollywood, Coca Cola ou les jean's Levi's.

De nos jours, McDo, qui compte 30.000 enseignes dans le monde, vend plus de 550 millions de Big Mac chaque année sur le seul marché américain. Il est à noter qu'après les Américains, ce sont les Japonais qui sont le plus de friands de Big Mac.
Le chose la plus révélatrice de l'influence économique et socioligique du Big Mac est que, du fait de sa présence dans le monde entier (on trouve des Big Mac dans une centaine de pays), le prix du fameux sandwich est devenu un indice économique. Le magazine "the Economist" a en effet créé le Big Mac Index, qui compare le pouvoir d'achat d'une monnaie par rapport au dollar.

Ainsi, le prix en dollars d'un Big Mac en Chine est de 1,45 dollar contre 4,01 dollars en Grande-Bretagne et 4,17 dollars dans la zone Euro, selon le magazine paru en juillet. Et c'est en Islande que le Big Mac est le plus cher, culminant à 7,61 dollars...

samedi 25 août 2007

A LA UNE - TRENTE ANS

Savoir, penser, rêver. Tout est là.

AVEZ VOUS DEJA VU ?

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Un ballon au far west ?

PENSEE DE LA SEMAINE

« Aurais-je un jour la possibilité d’exercer un métier qui ne me ferait pas perdre le goût de m’amuser ? »
Michel SERRAULT

LES TERRIBLES INONDATIONS EN SUISSE RAVAGENT LA CINEMATHEQUE JM BOURSICOT

Il y a une dizaine de jours, c'est plus de 140.000 films publicitaires, pour la plupart des pièces uniques, qui ont été détruits par les intempéries qui ont ravagé la Suisse et la Cinémathèque Jean Marie Boursicot. C'est un coup très dur pour Jean Marie Boursicot et toute l'équipe de la Nuit des Publivores... Photos de Nicolas de Nève
La plupart des films archivés sont des pièces uniques...
Les dommages irréversibles d'une eau pleine de boue et de fioul (le fioul de la chaudière du bâtiment) sur la pellicule...
Parfois les films eux mêmes semblent sentir la catastrophe...

Un film fichu...

Il faut vérifier chaque bobine minutieusement...

Une benne pleine de films à jeter... Douleur du collectionneur...

Une photo pleine de poésie et de fatalité... De "Cinema Paradiso" à "Cinema Inferno"




Des tas de bobines à jeter... Une partie de la mémoire publicitaire mondiale est perdue à jamais, avec des films datant de plus de 100 ans...



Une des bennes pleine...
C'est aussi des dizaines de milliers d'euros de matériel perdu...


La Cinémathèque JM Boursicot sous les flots...


L'ampleur du désatsre...



Une passion brisée, mais pas éteinte...

UNE VERITE QUI DERANGE

L’été pourri que nous venons de passer a certainement du vous ouvrir les yeux : Notre planète est menacée de mort, et le compte à rebours a inexorablement commencé.
Un temps d’automne, voire d’hiver, sur la plupart de l’Europe du Nord, avec des inondations dramatiques en Grande Bretagne, ou en Suisse, et des températures plus de 10°C inférieures aux normales saisonnières tandis que la tendance fut inverse en Europe du Sud et en Europe Centrale, où canicule et sècheresse ont fait de nombreuses victimes. Canicule en Asie, aussi, ainsi qu’aux Etats-Unis, sans oublier la multiplication des catastrophes naturelles un peu partout (inondations, ouragans, typhons, cyclones, etc…).

La communauté scientifique internationale s'accorde pour dire qu'il nous reste à peine dix ans pour éviter une catastrophe générale – un bouleversement majeur du système climatique entraînant des perturbations météorologiques extrêmes et irréversibles, des inondations systématiques, de longues périodes de sécheresse, des crues, des épidémies, et des vagues de chaleur meurtrières d'une ampleur sans précédent.

IL EST TEMPS D’AGIR POUR STOPPER LE PROCESSUS DE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE DU AUX EMISSIONS TROP IMPORTANTES DE GAZ A EFFET DE SERRE.

Le dioxyde de carbone ainsi que d'autres gaz, présents à l'état naturel dans l'atmosphère, réchauffent naturellement la surface de la Terre en captant une partie des infrarouges émis par notre planète en réaction au rayonnement solaire et ont un effet bénéfique : sans cette "couverture", la température du globe chuterait à – 18° C. Mais l'utilisation généralisée d'énergies fossiles (charbon, carburants) et les déforestations massives ont augmenté de façon dramatique la quantité de CO2 émis dans l'atmosphère terrestre. Résultat : la température moyenne ne cesse de s'élever, et atteint de plus en plus fréquemment des valeurs extrêmes.

Une grande majorité de scientifiques s'accorde aujourd’hui pour dire que le réchauffement climatique s'est amorcé, et qu'il résulte de l'activité humaine. Les preuves ne manquent pas, elles sont accablantes, regardez autour de vous...

Quelques exemples :
- Le nombre d'ouragans de catégories 4 et 5 a quasiment doublé en trente ans.
- Le paludisme affecte désormais certaines régions montagneuses, comme les Andes.
- La fonte des glaces du Groenland a plus que doublé en dix ans.
- Quelque 280 espèces végétales et animales ont déjà réagi à ce changement climatique en se rapprochant des pôles.
- Les catastrophes et perturbations climatiques se multiplient.
- Les caractéristiques saisonnières météorologiques se dérèglent, et ce même en climat tempéré.

En cas de poursuite du réchauffement climatique, nous devons nous attendre à des retombées catastrophiques:
- Le nombre des décès liés au réchauffement pourrait doubler d'ici 25 ans et s'élever à 300 000 par an (souvenez vous des 15.000 morts en France à cause de la canicule en 2003).
- La fonte des réserves glaciaires du Groenland et de l'Antarctique rehausserait le niveau des océans de plus de 7 mètres. Effet immédiat : la dévastation de nombreuses îles et régions côtières.
- Les vagues de chaleur deviendraient à la fois plus fréquentes et plus intenses.
- Les périodes de sécheresse se multiplieraient, ainsi que les feux de forêts et de broussailles (regardez le nombre d'incendies ravageurs cet été, en Grèce et en Europe du Sud).
- Avant 2050, toute la glace de l'Océan Arctique se liquéfierait chaque été.
- Plus d'un millier d'espèces pourraient s'éteindre à travers le monde d'ici 2050.
REGARDEZ "UNE VERITE QUI DERANGE", LE DOCUMENTAIRE ESSENTIEL ET NECESSAIRE D’AL GORE, POUR COMPRENDRE LES CAUSES PROFONDES ET LES CONSEQUENCES IMMEDIATES DE CE DRAME PLANETAIRE.

PUIS AGISSEZ CHACUN A VOTRE NIVEAU POUR DIMINUER VOTRE EMPREINTE ECOLOGIQUE ET AINSI RALENTIR LE PROCESSUS, VOIRE L’INVERSER. SI CHAQUE HABITANT DES PAYS DEVELOPPES OU EN VOIE DE DEVELOPPEMENT REDUISAIT SENSIBLEMENT SES EMISSIONS DE CO², LE PROCESSUS DE RECHAUFFEMENT SERAIT STOPPE.

LA SEMAINE PROCHAINE JE TACHERAI DE VOUS PROPOSER UNE LISTE QUASI EXHAUSTIVE DE GESTES QUOTIDIENS QUI PERMETTENT D’AGIR EFFICACEMENT…
EN ATTENDANT, REGARDEZ "UNE VERITE QUI DERANGE", ET MONTREZ LE AUTOUR DE VOUS.

PROCHAINEMENT, UN NOUVEAU DOCUMENTAIRE SUR LE SUJET SORTIRA : "THE 11th HOUR", PRODUIT PAR LEONARDO DICAPRIO... A NE PAS MANQUER AUSSI...

UN PEU DE LEGERETE : APPRENDS A DESSINER HELLO KITTY

Après deux semaines passées au Japon, je suis en mesure de vous délivrer la clé ultime de la cuture nipponne : comment dessiner Hello Kitty...

Dans les villes japonaises, il est en effet impossible de faire 50 mètres sans tomber sur un magasin qui vend des Hello Kitty. J'en viens même à me demander s'il n'y en a pas plus que de temples...


Kawaï !

lundi 23 juillet 2007

DANS LA VIE FAUT PAS S'EN FAIRE


Hop ! Vacances ! Rendez vous fin août...

mardi 17 juillet 2007

A LA UNE - LA QUESTION QUE TOUT LE MONDE SE POSE


PENSEE DE LA SEMAINE

"Notre Père qui êtes aux cieux
Restez-y
Et nous nous resterons sur la terre
Qui est quelquefois si jolie"
Jacques Prévert

LA PLUME DU PETIT SAUVAGE - L'OEIL DE VER - "LE SACRIFICE INUTILE"

L'Oeil de Ver, une série de photographies de Nicolas de Nève, mises en mots par Thomas Lecuyer.

Retrouvez les photos de Nicolas de Nève sur http://www.myspace.com/eleveurdeschtroumphssourd

LE SACRIFICE INUTILE

Aimez vous les uns les autres
Disais-tu d’une voix enjouée

Tu peux faire une croix dessus
L’homme n’est vraiment pas prêt

Entrée en scène : nous voici aveugles et ivres
Entre les entrailles de nos désirs gisants
Sur le tapis tiède de nos sourdes haines

On se bat on se tue on tue le temps
Comme on peut on s’occupe
Comme on peut
On crucifie à tire larigot
De temps en temps on écartèle
Quand c’est jour de fête

Et de l’enfant qui joue avec son pistolet de bois
A celui de treize ans qui ne tire déjà plus à blanc
C’est le même ballet incessant de la violence maligne
Qui se tapit
Dans chaque quotidien

A quoi ça a servi tout ça ?
Tu débarques, tu révolutionnes, tu parabolises, tu profetteroles
Tu vas au temple cracher sur les dogmes
Tu te proclames Roi, Dieu, Fils de l’Homme
Et à trente trois ans il te reste des clous
Qui transpercent tes poignets fins

Et aujourd’hui de belles et tristes églises

Les gens s’y rendent sans trop comprendre
Que la belle dévotion ne conduit pas au Paradis
Alors ils croquent leurs hosties avec malice
Toutes ces petites grenouilles de bénitier qui
Croient croient croient
En surnageant dans la mare de leurs péchés
Et dans la fange de leur vice

Ne leur pardonne pas
Car ils savent bien ce qu’ils font.

Ah mon triste Pape
Ah mon vieux curé
Vous qui nagez dans l’argent
Et dans les culottes d’enfants

Je crois me souvenir maintenant
Que l’enfer est pavé
De vos bonnes intentions
Et de vos os fumants

Amen.

LE MONDE FANTASTIQUE DE LA SUISSE - CURIOSITES NATURELLES

dimanche 8 juillet 2007

A LA UNE - QUAND ON ALLAIT CHEZ LE MEDECIN, A BICYCLETTE... (air connu)


Hé oui, c'est le Tour de France....

PENSEE DE LA SEMAINE

"Un seul être vous manque et tout est dépeuplé"
Alphonse de Lamartine

CALEMBOUR MAISON (c'est cadeau !)


Le Curé Manta (désolé, ces temps ci je lis Fluide)

ACHILLE TALON, MON HEROS

PENSEE DE LA SEMAINE BONUS :

"C'est tout de même contrariant tout ce temps qu'on perd dans la vie à devoir matraquer sauvagement les forces brutales de l'hostilité pour aplanir les obstacles les plus anodins au marteau-pilon de la volonté pacifique."

Achille Talon

C'est tout simplement énorme. Ca a donné un sens à ma vie. Hop.

ACHILLE TALON, MON HEROS (bis)


LA PLUME DU PETIT SAUVAGE - AN ENGLISH SONG - THE BEAST WITH THREE BLUE EYES

The beast with three blue eyes
Will talk to you soon
Naked in the white snow
Under a big bad moon

Hear her howling
Feel her coming
In the middle of your guts
She will rummage’round smoothly

The beast with three blue eyes
Will tear off your mask
The big bad moon is here
And she’s ready to ask

Hear her howling
See her breathing
In the middle of your brain
She will rummage ‘round rudely

The beast with three blue eyes
Will show you the truth
And the moon will going down
In your deadly mouth

lundi 25 juin 2007

A LA UNE - L'AMOUR

Pour comprendre comment ça marche, lisez plus bas... :o)

PENSEE DE LA SEMAINE

"Les choses les plus précieuses sont plus légères que l’air."
Paul AUSTER

PETITE BIOCHIMIE AMOUREUSE

Testostérone, ocytocine, lulibérine, endorphines… Non non non ce ne sont pas les ingrédients d’un nouveau cocktail dopant en vue du prochain Tour de France… Toutes ces molécules, ce sont celles qui sont libérées à grands flots lors de la rencontre amoureuse, puis tout au long de ce que biochimistes et psys appellent maintenant « l’état amoureux » (ce n’est donc pas qu’une vision du poète). Toutes ces molécules nous font planer, désirer, jouir, oser… l'acte sexuel libère tout cela. Résultat : un état de bien-être béat, une anesthésie temporaire de tous les maux psychologiques ou physiques, et... l'envie de recommencer.

Et c’est aujourd’hui scientifiquement démontré : aucun amoureux n’échappe à la révolution hormonale qui transforme son organisme en un véritable petit labo de chimiste confirmé. Petite revue de détail …


Besoin de fusionner, de faire le plein de plaisir physique et de sécurité affective… Tout commence avec la testostérone, l’hormone du désir sexuel, produite par les hommes et par les femmes. A cette production succède celle de lulibérine, l’hormone libérée au début de la relation sexuelle. C’est elle qui pousse à rechercher toujours plus de contact et de caresses, à approfondir le langage érotique et l’exploration du corps de l’autre.Vient ensuite l’explosion d’endorphines au moment de l’orgasme, qui modifie radicalement l’état de conscience ordinaire : euphorie ou extase, ces molécules, que l’on retrouve dans bon nombre de stupéfiants (dont la cocaïne) nous font littéralement décoller.

Mais en même temps que les sens et la conscience s’affolent, nous produisons aussi de l’ocytocine (aaaaah ! l’ocytocyne, je dois être en surdose, moi), l’hormone de l’attachement…Si si si ça existe. L’attachement, l’amour, l’affection, la tendresse, tout ça, c’est dû à un réflexe chimique … qui permet de transformer le plaisir en amour…

Toutes ces hormones, qui travaillent en surrégime quand l’individu est en état « amoureux », produisent de la dopamine, qui booste ce que l’on appelle le “circuit de la motivation”. C’est la dopamine (hormone de la même famille que les emphétamines) qui nous… dope… et nous pousse à agir, à oser, à relever des défis. C’est aussi sa chute, générée par l’absence ou l’abandon de l’objet d’amour, qui nous fait des nœuds à l’estomac, nous déprime plus ou moins sévèrement selon notre structure psychoaffective et notre capacité à gérer le manque.

On sait aussi maintenant, grâce à la psychanalyse, que l’alchimie amoureuse ne doit rien au hasard, mais qu’elle naît de la rencontre de deux inconscients qui se choisissent. Une gestuelle, une voix, un grain de peau, une façon de dire ou d’être viennent réveiller ce qui sommeillait au plus profond de nous et réactiver à notre insu notre mémoire affective la plus ancienne, celle de nos premiers liens.On a aussi remarqué de nombreuses différences sur notre façon de capter le monde extérieur. En état d’amour, la réalité ordinaire se dilate, toutes les portes – en soi et autour de soi – semblent s’ouvrir, les émotions s’intensifient, et la banalité semble même se dissoudre dans l’euphorie.

Le regard et l’ouïe se modifient, deviennent plus subjectifs, plus sélectifs, car soumis à une interprétation dominante de l’hémisphère gauche du cerveau, qui gère nos émotions, nos perceptions subjectives, et notre subconscient, ce qui fait que nous ne voyons ou n’entendons que ce qui répond à nos attentes conscientes ou inconscientes. On ne voit alors de l’autre, de par ce transfert cérébral, que ce que l’on projette sur lui, c’est la base biologique et psychique de la passion et de l’état amoureux.


L’état amoureux, au niveau purement cérébral, serait donc un état hallucinatoire, au même titre que celui dans lequel nous sommes sous l’effet de certaines drogues dure, un état qui modifie toutes nos perceptions, conscientes et inconscientes, et qui nous invite à décrocher temporairement de la pesanteur du réel…

Il y a aussi dans l’état amoureux une force obscure qui pousse au dévoilement total, à la mise à nu. L’autre ne doit rien ignorer de moi et je dois tout savoir de lui. C’est le fantasme de la fusion : en amour, un plus un égale un ! En l’autre, je retrouve ma partie manquante, thème largement développé dans la philosophie antique, notamment par Platon dans « Le Banquet ». Le sexe donne à ce fantasme une consistance toute particulière. Pour des raisons anatomiques évidentes, il nous amène effectivement à ne faire qu’un, éliminant, ne serait-ce que temporairement, la sensation d’incomplétude qui si souvent nous étreint. La puissance de ce fantasme fusionnel au cœur de la sexualité, cette recherche subconsciente d’un retour au mythique « être originel » peut transcender l’acte sexuel, et c’est ainsi que l’homme est le seul animal pour lequel faire l’amour n’est pas qu’une quête reproductive et biologique, mais aussi une quête mystique, philosophique et psychique.

Vous le (la) trouvez sublimement beau (belle) et incroyablement intelligent(e)? Pourquoi pas, mais il (elle) dégage surtout des phéromones, captées par votre organe voméronasal (un petit organe encore mal connu, situé dans le nez) qui arrivent directement au cerveau.

Les phéromones sont des molécules invisibles et volatiles produites par les glandes apocrines situées sous les aisselles, autour des mamelons et dans les aines. Inodores, les phéromones ne sont pas captées par la muqueuse olfactive mais par un second système de l'odorat, l'organe voméronasal. On a longtemps pensé que cet organe, très actif chez les animaux, ne fonctionnait pas chez l'homme. Plusieurs études ont prouvé le contraire. L'androsténol, un des composés de la sueur « fraîche » de l'homme et la copuline que l'on retrouve dans les sécrétions vaginales de la femme sont les principales phéromones sexuelles. Elles auraient de réels effets attractifs ou répulsifs entre deux personnes selon qu'elles sont compatibles ou pas. L'odeur d'une personne, si elle nous est agréable, nous permet de nous sentir bien et en sécurité, ce qui favorise le rapprochement.

Alors résumons tout ça par un petit bilan de tous les ingrédients chimiques de l’amour, du désir et du sentiment amoureux… de quoi fabriquer un véritable philtre d’amour !...

La phényléthylamine est une hormone de la classe des amphétamines que nous produisons en grande quantité quand nous sommes amoureux. Ses effets sont la joie voire l’euphorie. Une carence en phényléthylamine constituerait un facteur important de la dépression.

La dopamine est un neurotransmetteur entre le cerveau et l'hypophyse. Elle pourrait s’assimiler à un signal de bonheur et de bien-être qui nous pousse ensuite à répéter l’expérience. Les stimulations amoureuses, érotiques et sexuelles entraînent donc la sécrétion de dopamine et la production de testostérone, aussi bien chez l’homme que la femme, ce qui aura pour effet d’augmenter la circulation du sang dans les organes sexuels, autrement dit : déclencher une érection ou une lubrification.

L'ocytocine, quant à elle, est sécrétée durant les ébats amoureux et procure ensuite des sentiments de satisfaction, d’affection, et d’attachement. Des chercheurs du CNRS ont noté que chez les espèces animales qui s'attachent et sont monogames, l'ocytocine est envoyée dans le cerveau lors du premier accouplement (ainsi, des rats polygames auxquels on injecte de l'ocytocine dans le cerveau deviennent monogames). « Chez l'homme, le processus est le même et chez deux individus qui font l'amour, l'ocytocine est libérée dans leur hypothalamus où elle forme avec la dopamine le duo neurochimique du plaisir », note un chercheur.

Et sa production chez le bébé humain dépend des caresses qu'il reçoit. Cette molécule est ainsi celle qui favorise le lien entre la mère et l'enfant au moment de la tétée.

Toute manifestation de tendresse physique fait aussitôt grimper son taux, ce qui augmente le plaisir et l'envie de vivre à côté de celui ou de celle qui les prodigue. «L'ocytocine est un antistress puissant qui a probablement un effet dopant sur le système immunitaire et elle réduit aussi considérablement les risques de cancer du sein, explique Lucy Vincent, docteur en neurosciences ». La psychiatre Kathleen Light, de l'université de Caroline du Nord, a, quant à elle, montré que le niveau d'ocytocine augmentait chez l'homme et chez la femme lorsqu'ils s'embrassent, se touchent ou simplement regardent des films romantiques… Son équipe s"est posée une question pertinente : "nous étudions toujours les personnes qui ne vont pas bien, pour chercher les causes de leur mal être, mais pourquoi ne pas étudier les personnes qui vont bien pour voir comment ça marche... comment "va-t'on bien?"... Pertinent...

Et ce n’est pas tout… En cas d’orgasme, le corps est submergé d’endorphines, des petites morphines endogènes, qui exercent également la fonction de neurotransmetteur. Elles apportent également le calme, soulagent la douleur et réduisent l'anxiété. Le sentiment de bien-être qu'elles procurent se traduit par une relation affective très forte que l'on ne veut pas interrompre et qui se traduira par la prolongation des ébats sous forme de caresses et de tendresses.

En résumé, la phényléthylamine est l’hormone de la passion, la dopamine un neurotransmetteur lié à la recherche du plaisir, l’ocytocine la molécule de la tendresse et les endorphines celles du bien-être.

Au bout de trois années, le corps s’habituerait à la phényléthylamine et ses effets iraient en décroissant. C’est bien pour cela que la légende veut que l’amour dure trois ans (et pas plus). Au bout de trois ans, les effets de cette hormone s’estompe (comme l’accoutumance à une drogue qui ne ferait donc plus d’effet), et le sentiment de passion brûlante et d’excitation des débuts disparaît donc pour des raisons bien biologiques…

Les effets de la dopamine, eux, dureraient six ans au plus. Certaines personnes auraient du mal à vivre sans ressentir les sensations de la phényléthylamine et de la dopamine, ce qui expliquerait les ruptures quand le désir exacerbé et la passion n’y sont plus. D’autres couples auraient la chance (si ce sont deux êtres ayant le même fonctionnement physiologique) de passer alors naturellement au cocktail plus simple de l’ocytocine et des endorphines, et donc de la tendresse, de l’attachement, et du bien-être profond.

Le toucher, les caresses, la tendresse, la douceur et l’érotisme partagés demeurent, pour les deux partenaires, la meilleure façon de conserver le niveau d'ocytocine et d’endorphines nécessaire pour faire durer le couple...

On pense même que l'ocytocine pourrait avoir un effet sur le vieillissement. Une étude britannique a ainsi démontré que les personnes qui faisaient l'amour trois fois par semaine dans une relation stable paraissaient dix ans plus jeunes que leur âge !

Alors… qu’est ce que vous attendez ? Vous êtes encore devant votre écran d’ordinateur ? tss tss tss…

lundi 18 juin 2007

A LA UNE - FAITES DE LA MUSIQUE !

La Fête de la Musique, c'est le 21 juin en France, oui, mais....
C'est aussi une centaine de groupes en concerts gratuits pendant 24 heures à Porrentruy les 22 et 23 juin, puis la suite sur Saignelégier, dans les Franches Montagnes, les 23 et 24 juin ! Une fête énorme en perspective...
The Goodfella en live aux Deux Clés de Porrentruy le 22 juin à partir de minuit (http://goodfella.podemus.com)

LA PENSEE DE LA SEMAINE :

"La sagesse, c'est être fou lorsque les circonstances en valent la peine".
Jean COCTEAU

SOLUTION DE L'ENIGME D'ADAM ET EVE

En Antarctique dans les années 70, des scientifiques ont trouvé, pris dans la glace, le corps d'un homme et d'une femme.

Cela a fait scandale dans le milieu scientifique, car ces deux personnes présentent une particularité qui en poussa certains à les considérer comme les premiers humains de la Terre : Adam et Eve.

Pourquoi?
Qu'ont-ils de particulier ?

REPONSE : CES DEUX CORPS ADULTES DECOUVERTS EN ANTARCTIQUE EN TRES BON ETAT DE CONSERVATION ETAIENT DEPOURVUS DE NOMBRIL. NUL N'A ENCORE SUR DONNE D'EXPLICATION RATIONNELLE A CE SUJET.
Bravo à Dange qui a tout de suite trouvé !

MOONRAISERS : EN ROOTS POUR L'AJOIE !


Moonraisers (www.moonraisers.com) , c’est un groupe de Neuchâtel qui donne dans le reggae, et ça le fait plutôt bien !

Après les avoir découverts grâce à leur reprise énorme du tube « Hôtel California » des Eagles (revisité en reggae, ça pète !), qui passe en boucle sur les radios suisses (dont Couleurs 3 mes amis lyonnais !), je suis allé les voir à Porrentruy (ndla : dans le district de l'Ajoie, canton du Jura, Suisse (d'où le calembour dans le titre, sauras tu l'apprécier, ami lecteur ?), oui oui oui, ici même, car il s’en passe des choses l’été à Porrentruy : Festival World, Festival de Jazz, Fête de la Musique, Fête de la Bière, Festival de Rock, etc. … Chaque week-end, ou presque, vous donne l’occasion de décliner ce fantastique cocktail dont je suis le disciple (voire l’apôtre) définitif : culture et biture… !

Moonraisers à Porrentruy, au cours du festival Monde de Couleurs (le festival World, donc), c’est nonante minutes de reggae à la fois innovant et traditionnel, sous une pluie insistante et dans une gadoue envahissante (mais quand est ce qu’il va faire beau bordel !) en plein milieu de la ville… C’est des centaines de p’tits gars et de p’tites nénettes, de tous âges et de toutes nationalités, qui sautillent sous la pluie, encapuchés ou torse-nus, dans une ambiance rigolote de micro-Woodstock assez dépaysante, je dois dire, au fond du Jura…

Un très chouette concert donc, qui me confirme que les reggaemen de Moonraisers méritent largement d’être reconnus au-delà de la Confédération Helvétique. N’hésitant pas à ouvrir des fenêtres électro-tripés à grands coups de didjéridoo, ou bien plus pop (notamment avec la fameuse reprise des Eagles), dans leur répertoire essentiellement rasta, ils montrent à quel point le reggae est une musique éternelle et en même temps dans l’air de son époque.

Interrompant même leur set pour mettre fin de manière pacifique à une petite esclandre entre deux spectateurs émêchés (d’une manière très pro et élégante), puis le reprenant encore de plus belle, ils ont su diffuser un message de bienveillance, d’ouverture, de tolérance, et de combativité pacifiste sans jamais tomber dans le pamphlet ridicule et ampoulé que j’ai pu reproché à certains groupes français récemment… Jah man !

Allez, jetez vous donc sur le site pour prendre une bonne bouffée de bons sons reggae : http://www.moonraisers.com/

OSLO MUCHO

A Oslo, en été, il ne fait pas nuit. Le jour s’étire, tarde, a la flemme de disparaître, et ce n’est qu’un timide crépuscule qui caresse l’horloge qui tinte les douze coups de minuit.

Minuit passé, le jour se relève à nouveau, doucement, et les balbutiements crépusculaires laissent bientôt la place à une nouvelle journée, fraîche et pimpante, qui durera elle aussi plus de 20 heures…

Mais comment faire, me direz-vous, pour organiser une Nuit des Publivores® dans un pays où il ne fait pas nuit ?

Bah c’est là tout le problème… tels des vampires craintifs, les publivores norvégiens doivent fuir la lumière du jour, se cacher des de sombres usines désaffectées, où ils pourront sans état d’âme donner libre cours à leurs rituels nocturnes et dévorer des spots par centaines en écourant les mix de Goodfella (pour vous servir)…

C’est ce qui s’est passé dans les vieux entrepôts Vulcan, à Oslo, le 8 juin dernier, pour la première aventure norvégienne de la Nuit des Publivores.

Craignant pour ma santé, et montant au nord, plein de précautions, j’avais pris une petite laine. Mais les 30°c à l’ombre, le bleu pur du ciel sans nuage, et les 21h de plein jour (par jour) m’ont vite fait comprendre que j’aurais du prendre mon bob et ma crème solaire plutôt que mon cache nez.




Les norvégiens eux-mêmes étaient un peu circonspects face à cette météo digne de celle des calanques au mois d’août… filles et garçons beaux et épanouis se promènent à moitié nus, exhibant quelques pièces de tissu de marque (pour un minimum de décence) à plusieurs centaine d’euros le centimètre carré, boivent de grandes rasades de bière et de cocktails exotiques sur les terrasses qui longent le fjord d’Oslo, flânent dans les rues ensoleillées de la capitale d’une propreté quasi-suisse, se posent dans les nombreux parcs de la ville, bref, voilà l’été… !

Ce pays sent bon (trop ?) l’argent, n’empêche. Boutiques de luxe, mobilier urbain tip-top, voitures et looks raccords, bars branchés, collection incroyables de yachts et de voiliers… La Norvège, est des principaux exportateurs mondiaux de pétrole, est l’un des pays les plus riches du monde, où la plupart des gens se la coulent plutôt douce (le chômage est quasi-inexistant), avec des salaires très élevés (pour payer le bateau, le chalet dans un fjord, et la Volvo), avec des rythmes de travail assez relax.

Plutôt attrayant à première vue quand même… D’autant plus que l’ouverture d’esprit des gens du nord n’est pas une légende, et que les sourires et les élans de communications sont nombreux chez les Norvégiens détendus.

Mais si la Norvège est si attirante, c’est surtout pour sa nature exceptionnelle, omniprésente, préservée, riche (aussi !), extrême, enivrante… S’y rendre l’été, c’est la promesse de baignades dans l’eau des fjords, de promenades dans les immenses landes et forêts, d’escalades vertigineuses de tous les monuments naturels du pays, de soleils éternels au nord, de mille découvertes champêtres et culturelles passionnantes… l’hiver, c’est la nuit polaire, les aurores boréales, le ski et les sports d’hiver, les réserves naturelles et les ours blancs…

Bref, des tonnes d’un exotisme unique à deux heures d’avion de Paris …
Hélas, n’y étant resté que deux jours, je n’ai pu profiter de tout ça… toutefois, j’ai pris le temps de manger de l’élan (en saucisse, en steak, en burger, en ragoût, mmmhh !), des crevettes du fjord, des moules suédoises (?), et, bien sûr, de faire le tour du fjord d’Oslo dans un vieux gréement, découvrant toutes les îles aux petits chalets colorés que cachent les détours de l’eau, les centaines d’oiseaux, le plus vieil aéroport de Norvège (pour les hydravions, dans une anse du fjord), les petits phares, et mille autres perles cachées…



Au fait, petite énigme… Savez vous exactement ce qu’est un fjord ? (non ce n’est pas la conséquence d’un pet de troll…)

dimanche 10 juin 2007

A LA UNE - THE GOODFELLA IN ROMANIA

Je fais aussi (chronologiquement si possible): tous évènements publics et privés, anniversaires, fiançailles, mariages et pacs, baptêmes, divorces, enterrements. N'hésitez pas à me contacter http://goodfella.podemus.com.
:o)

PENSEE DE LA SEMAINE

« Imaginez que vous vous donnez soudain le droit d’être furieusement heureux. »
Alexandre Jardin, dans « Le Zubial »

ENIGME : HYPOTHESE ADAM ET EVE

SAUREZ VOUS RESOUDRE CETTE ENIGME ? ENVOYEZ VOS REPONSES A lepetitsauvage@yahoo.fr

En Antarctique dans les années 70, des scientifiques ont trouvé, pris dans la glace, le corps d'un homme et d'une femme.

Cela a fait scandale dans le milieu scientifique, car ces deux personnes présentent une particularité qui en poussa certains à les considérer comme les premiers humains de la Terre : Adam et Eve.

Pourquoi?
Qu'ont-ils de particulier ?

QUAND LE TEMPS EST MAUVAIS MAIS QUE LA MUSIQUE EST BONNE...

Ca semblait pourtant mal parti. Temps de chien, gadoue partout, températures frôlant les frissons de la Toussaint… Il y avait mieux pour attaquer un Festival en Open’Air.

Le Festival en Open’Air, c’est l’autre spécialité suisse après le chocolat, les coucous, les couteaux, les montres et le fromage. En été, chaque ville (même Porrentruy !) fait son Open’Air, un grand festival à l’air pur et libre ou des plateaux électriques, éclectiques et hallucinants rivalisent de richesse musicale pour attirer le festivalier frétillant de bonheur à l’idée de ces orgies de concerts ensoleillés (en théorie du moins).

Ainsi, le premier week-end de juin, c’est la belle ville de Neuchâtel qui fait son festival. Trois jours durant, dans le cadre magnifique des rives du lac (de Neuchâtel…), sur une grande prairie, en plein centre ville, à cinq minutes de la gare, une affiche prestigieuse se produit sous chapiteaux (la limite de « l’Open’Air », tout de même, c’est la légendaire prévenance suisse, en particulier au sujet de la météo).

Nous partîmes secs et revînmes mouillés, mais heureux et les oreilles rassasiées...



L’Open’Air de Neuchâtel, baptisé Festineuch’, est donc un super-méga bon plan que vous pouvez d’ores et déjà graver dans vos agendas et autres palm’pilotes pour 2008. Non seulement le cadre est magnifique, mais la dimension humaine du festival le rend encore plus agréable (dimension voulue par les organisateurs, qui, malgré le succès grandissant de la manifestation (22.000 billets vendus cette année), souhaitent préserver la taille humaine du Festineuch’) …


Il y avait donc bien 10.000 personnes par jour, mais l’organisation du site fait que tout est très fluide, très étalé, et donc il n’y a pas de stress, pas de sentiment de foule, tout est cool, tranquille, on traîne sur les petites plages du lac, on se pose sur les rochers, on visite les stands de cuisine de monde (mmh, une brochette de bison/taboulé !), on boit des bières, du rhum, du martini, du red bull, du vin suisse (mmh, la belle gueule de bois !), on hume la bonne odeur d’herbe fraîche foulée et/ou d’herbe fraîche roulée, sans oublier, bien sûr, les concerts, qui, fait rare pour un festival, commencent toujours pile à l’heure (ahlala ces suisses quand même…)


Les concerts, justement, parlons en, des concerts…
- un live de Cassius très dynamique, à mi chemin entre rock, funk, et french touch électro, même si le leader est un peu ridicule à passer son temps à dire « alors les amigos, ça va » entre deux titres… Pas incontournable, donc… Note : 6/10
- un énorme Iggy Pop & The Stooges, ou le sexygénaire s’est déhanché comme son iguane totem pendant plus d’une heure (c’était un peu court…), torse nu et cheveux longs, s’hydratant à grandes gorgées de Vittel (eh oui, il est sain l’Iggy !), et invitant le public à pogoter sur scène avec lui, ce qui a donné un visuel inoubliable ou une trentaine de fans chauds bouillants mais respectueux (suisses…) sautillaient gaiement sur scène entre les Stooges et le grand Iggy dans un joyeux foutoir très rock et très roll. Un grand moment donc, d’autant plus que la star du soir avait pris la précaution de couper son portable pour ne pas être dérangé (comprenne qui pourra…). Enorme ! A voir un jour ! Note: 8/10
- un très attendu set de Justice, le duo de DJ qui monte qui monte, les « nouveaux Daft Punk », comme on dit chez Ed Banger (leur label… et aussi celui des Daft)… C’était le BUZZ du festival, avec les cohortes de fans armés de crucifix en polystyrène qu’ils agitaient avec frénésie, hystériques pendant les jouissances électro-industrielles des duettistes hype du moment, où les gros sons saturés de machines et de guitares se disputent la vedette avec des beats bien house et bien disco. Un peu trop bruyant quand même… Heureusement, les organisateurs du festival avaient prévu des boules quiès, distribués à chacun à l’entrée du site… Intéressant et rigolo quand on est un peu bourré. Note: 6/10
- une décevante prestation des Ogres de Barback, politisant d’entrée et à outrance un set qui sent le réchauffé de Têtes Raides et de La Tordue… « Ouais alors on est là ce soir parce qu’on s’est fait expulsé de France avec notre camionnette… » Le gauchisme ne tue pas, sauf quand il est ridicule. Du coup, j’ai boycotté. Note: 2/10 (il semble qu'en plus, les petits ogres s'amusent à balancer des trucs bien pourris démago comme ça à chaque concert... dommage ...)
- Heureusement, Nouvelle Vague a assuré par la suite, avec un set purement fait de plaisirs et de reprises jouissives. J’ai été très surpris de l’ambiance qu’ils ont su mettre, alors que le album est très lounge. Là, ils y sont allés franchement, à grands coups de reprises tantôt bien samba, ou bien reggae, ou bien blues, ou bien rock… Les deux leadvoices sont intéressantes, le chanteur guitariste est épatant (il mériterait d’être dans Massive Attack, il me fait penser à Tricky parfois, tellement il fait de choses avec sa voix), et la chanteuse un cocktail bizarre entre Norah Jones et PJ Harvey (à la fois un peu candide niaise et trashy punk)… En plus, ils sont accompagnés par des musiciens hors pair ! Très bon. Note: 8/10

Et le Festineuch’ s’est terminé en apothéose, avec un concert magnifique du Gotan Project, sous un chapiteau où 7.000 spectateurs électriques réagissaient au quart de tour tout au long de la prestation du collectif, pétri de perfection musicale, scénique, visuelle, et vestimentaire.. Les douze artistes, habillés en tenues de soirées immaculées, ont donné un concert magnifique, ou la magie du tango argentin s’est parfaitement accordée avec les rythmes électroniques des deux créateurs géniaux du Gotan. Note: 11/10 ! Le Gotan Project, je l'ai dans la peau !!



Pour conclure, je vous conseille donc de noter l’existence de ce Festival très agréable, très bien organisé, pas cher, et dans un super cadre, pour l’an prochain (la programmation 2008 sera annoncée sur le blog)… Et surtout, courrez voir le Gotan Project !

LE MONDE FANTASTIQUE DE LA SUISSE

lundi 4 juin 2007

A LA UNE - Y'A PLUS DE SAISON MA POV'DAME

Vous aussi vous vous êtes crus à la Toussaint pendant la Pentecôte ?
Y'a plus de saison, ma pov'dame...

PENSEE DE LA SEMAINE

« Le temps béni est celui des circonstances heureuses. »
Jean Claude BRIALY

L'INFO EN PLUS - ETRE VIVANT ?

Le vivant a été défini par l'Organisation des Nations Unies selon cette proposition :

"Un organisme est dit vivant lorsqu'il échange de la matière et de l'énergie avec son environnement en conservant son autonomie, lorsqu'il se reproduit et évolue par sélection naturelle darwinienne".

Alors posez-vous (posons-nous) ces quatre questions :

- construisons nous un réseau d’échanges entre nous et l’extérieur (matière, énergie, idées) ?
- sommes nous pour autant autonomes ?
- sommes nous reproductibles, et/ou tendons nous à l’être (par nos comportements sexuels) ?
- sommes nous capables, ou tendons nous vers une évolution positive de nos êtres et de nos existences (et non pas une régression) ?

Il semblerait, mais c’est sommes toutes assez arbitraire, qu’il est nécessaire de répondre positivement à ces quatre questions pour être qualifié de… « vivant »…

C’est là le prémisse d’un immense débat philosophique et éthique sur l’existence que je serai ravi de partager avec qui veut.

LE CINEMATOGRAPHE DU PETIT SAUVAGE : CANNES 2006 - "TRIANGLE"

« Triangle » est un film hong-kongais surprenant à plus d’un titre. C’est d’abord un excellent et curieux mélange des genres, qui brasse comédie, thriller, chronique sociale, et drame sentimental. C’est aussi, et surtout une expérience formelle et scénaristique hallucinante.


En effet, « Triangle » est un film écrit et réalisé à 6 mains (donc à 3 réalisateurs, partant de l’hypothèse qu’aucun n’est manchot).

Johnnie To (« Election », « Breaking News »), Tshui Hark (« Histoire de Fantômes Chinois », « Il Etait Une Fois en Chine »), et Ringo Lam (« In Hell », « Replicant »), maîtres incontestés du cinéma d’action de Hong Kong, ont décidé de coréaliser un film à trois en en tournant chacun une partie de trente minutes.

A la manière d’un cadavre exquis cinématographique, le premier tourne trente minutes, et le second devra continuer par trente nouvelles minutes, en respectant l’histoire mise en place, et en ajoutant de nouveaux éléments, et ainsi de suite pour le troisième, sans qu’aucune discussion entre les trois avant la fin des tournages ne soit tolérée…

La vie n'est pas facile pour Sam, Fai et Mok, trois amis qui se démènent pour joindre les deux bouts, jusqu'à ce soir d'orage où un mystérieux vieillard vient les trouver dans un bar en leur proposant de devenir riche rapidement : un antique trésor serait enterré sous un bâtiment du gouvernement, placé sous haute surveillance.


Ils décident de tenter l'aventure et de forcer leur destin, et ce qu'ils découvrent dépasse leurs rêves les plus fous : un ancien cercueil contenant une robe de cérémonie parée d'or. Selon Mok, qui est antiquaire, ils ont une fortune entre les mains.

Et cette perspective va mettre leur amitié à rude épreuve, les trois amis étant pris d'une avidité incontrôlable… Sans compter les complications dues à Ling, la femme de Sam, qui décide de voler la robe pour s'enfuir avec son amant, et à une poignée de gangsters venus du continent qui, eux aussi, sont bien décidés à mettre la main sur le trésor…

Entre leur survie, leur avidité et leur amitié, Sam, Fai et Mok devront faire leur choix...

Le résultat de cette écriture inédite est à la hauteur du risque pris. Inattendu, original, imprévisible, bien mené, ce film ne manque pas de qualités. Les trois réalisateurs savent nous entraîner dans leurs univers et leurs styles différents, et cultivent à merveille le décalage entre l’homogénéité d’une intrigue et la variété des styles et des effets (de mise en scène, de narration) qui composent cette intrigue. Toujours dépaysé, toujours surpris, le spectateur n’est pour autant jamais perdu.

Et c’était un pari difficile tant les rebondissements sont nombreux et tant chaque scène est différente de la précédente…

« Triangle » est donc un patchwork de styles et de tons réussis, qui monter bien la créativité exceptionnelle du cinéma asiatique, qui sait aujourd’hui mieux qu’aucun autre réinventer le 7ème art tout en le gardant accessible et populaire.



« Triangle », un film de Johnnie To, Tsui Hark et Ringo Lam, présenté hors compétition au 60ème Festival de Cannes, sortie en France le 12 décembre 2007

ELECTIONS LEGISLATIVES EN FRANCE : UN INDIEN DANS LE BULLETIN


Il porte un chapeau à plumes, vit dans un tipi sans eau courante ni électricité et roule en Cherokee: "Loup solitaire", François Grossi pour les intimes, se veut le candidat aux élections législatives le plus atypique de tout l'Hexagone.

Dans sa circonscription de Neufchâteau, la quatrième des Vosges, aucun de ses adversaires ne lui ressemble, même de loin. "Il n'y en a pas d'autres comme moi", remarque-t-il, un grand sourire aux lèvres, tout en s'éventant avec une plume d'aigle.
Ses affiches, où il apparaît en guerrier, tenue de daim "faite sur mesure au Maroc" avec fourrure et franges, chapeau à plumes rouges, noires et blanches sur le chef, devant une verte prairie, le distinguent substantiellement des autres candidats.

Le slogan de sa campagne ne jure pas avec le reste. "L'homme de la Plaine (vosgienne): combattre l'injustice, c'est sa seule raison d'être", lit le citoyen stupéfait sur les panneaux électoraux, croyant voir l'affiche d'un bon vieux western.
"Je suis +Loup solitaire+ et je suis le justicier, explique-t-il calmement dans son bureau, où une image du légendaire Sitting-Bull est punaisée à hauteur d'épaule. J'aime aider mon prochain. On m'a mis sur terre pour faire le bien. Je ne connais pas le mal. Je ne sais pas faire le mal."
François Grossi n'a pas toujours été Indien. Né il y a 61 ans dans les Vosges, il n'apprend qu'à 23 ans que son vrai père est un GI américain, qui courtisa sa mère à la fin de la deuxième guerre mondiale.

"Il était noir de peau. Je suppose qu'il était noir-rouge. J'ai ça dans le sang. Je le ressens. Il devait être un Cherokee ou un Kiowas et devait vivre dans l'Oklahoma", raconte-t-il, un brin mystique.
Pendant longtemps, François Grossi délaisse pourtant le totem. Mais en 1994, en proie à des difficultés personnelles, il décide d'emprunter le nom de son héros de bande dessinée, "+le Loup solitaire+, qui était toujours vainqueur".

Sa vie n'est dès lors qu'une suite de réussite. Titulaire d'un certificat d'études, l'Indien, qui a débuté comme laveur de fromage en laiterie, ouvre une agence immobilière à Neufchâteau.
Cherchant à savoir "jusqu'où (il peut) aller", il est candidat une première fois aux législatives dans son canton en 2002 et obtient 2% des voix "devant le MNR et les écologistes", se félicite-t-il.

Cette année, ce sarkoziste convaincu concourant sans étiquette, dont la "squaw" Roselyne, dite "Roseau sauvage", 62 ans, est la suppléante, est plus ambitieux.
Sa technique, faire une campagne "à l'Américaine", innovante. Samedi soir, "Loup solitaire", en costume d'apparat, a fait le tour des boîtes de nuit vosgiennes, entouré de gardes du corps "pour ne pas que les gens touchent (ma) coiffe" et "parce qu'(il) aime bien ça".

"Si je suis élu, je me mettrais au dernier rang de l'Assemblée (nationale), pour ne pas gêner les autres élus avec mes plumes", rêve-t-il tout haut à quelques jours du premier tour...


Source : AFP

dimanche 27 mai 2007

A LA UNE : SARKOLOGIQUE

Une des première mesures écologiques du nouveau Président...

PENSEE DE LA SEMAINE

« [Avant], c’était « on s’aime, mais on ne couche surtout pas ensemble. » Maintenant, c’est « on couche ensemble, mais on ne s’aime surtout pas ». Aujourd’hui, la vraie transgression, c’est le sentiment amoureux. »

Christophe HONORE (réalisateur du film "Les Chansons d'Amour", en compétition au 60ème Festival de Cannes)

LE CINEMATOGRAPHE DU PETIT SAUVAGE : "MY BLUEBERRY NIGHTS" DE WONG KAR WAI

On rentre dans le film « MY BLUEBERRY NIGHTS » comme l’héroïne, interprétée par Norah Jones, rentre dans le petit resto chaleureux tenu dans le film par Jude Law… Confiant, apaisé, adouci…

Dès les premiers instants du film, on sent un bien-être chaleureux nous envahir, comme Norah Jones, humant la douce odeur des tartes à la myrtille concoctées par Jude Law…

Et, comme Norah qui croque avec gourmandise ces pâtisseries douces et sucrées, nous dégustons le film, doux et sucré lui aussi, au risque même, parfois, d’être hélas un tantinet indigeste…



« MY BLUEBERRY NIGHTS » est ainsi l’exemple parfait de l’américanisation d’un style cinématographique. Dès qu’un cinéaste non américain se lance dans un projet « 100% US », son œuvre hérite de tous les défauts de la machine hollywoodienne, tout en préservant, tant bien que mal, ses qualités intrinsèques.
Nombre de cinéastes français, britanniques, ou asiatiques ont ainsi franchi le pas, avec plus ou moins de bonheur. Wong Kar Waï l’a franchi aussi, osant proposer son œuvre US en ouverture du 60ème Festival de Cannes. Pari osé pour celui qui en fut récemment le Président du Jury, et qui a déjà ébloui la Croisette avec « 2046 » et « In The Mood For Love ».

« MY BLUEBERRY NIGHTS » raconte l’histoire d’une fille au cœur brisé qui cherche le réconfort au cœur des tartes à la myrtille du restaurateur du coin. Les deux protagonistes, aux blessures vivaces, se cherchent, se découvrent, se frôlent, s’effleurent, et, parfois, le spectateur sent bien que l’un et l’autre auraient quand même bien envie de passer à l’étape suivante de cette relation naissante propice à guérir les blessures du coeur (l’étape juste après la fin de la tarte aux myrtilles…). Mais la fille, trop blessée, décide de partir sur les routes pour trouver les réponses nécessaires à la guérison de son cœur. En chemin, travaillant dans divers bars, elle croise des personnages aux destins blessés, touchants et pittoresques, qui l’aideront à répondre à ces deux questions capitales : « pourquoi l’amour » et « pourquoi fait-il souffrir».

Wong Kar Wai sait toujours aussi bien effleurer l’intimité de ses personnages, et peindre tout en finesse, tout en subtilité, les blessures, les joies, les peurs et les espoirs de chacun. La solitude, le désir, la quête de l’amour, l’infidélité, l’absence, sont des thèmes récurrents dans la cinématographie de ce grand artiste, et nous retrouvons bien tous ces thèmes dans son nouveau film.

De plus, il a réussi à réunir à casting parfait, beau, et touchant. Norah Jones est magnifique, et joue vraiment très bien, Jude Law a une classe incroyable (comme d’habitude), et les seconds rôles sont inattendus et de grande qualité (Nathalie Portman en accro du poker, Rachel Weisz en épouse frivole et blessée…)

Mais il s’embourbe un peu dans un sentimentalisme sensationnel « à l’américaine », qui laisse un petit goût trop chargé aux vrais fans des heures asiatiques du réalisateur. Trop de musique, trop d’effets visuels (ah la la il a du s’endormir sur la touche ralenti, le monteur), et l’inévitable happy-end hollywoodien…

Qu’à cela ne tienne, quand on aime le romantisme élégant et décalé, on ne peut qu’être fan de ce film très bien dirigé, très bien filmé, et d’une finesse exemplaire malgré ses petits défauts formels, sans doute liés au cahier des charges US que Wong Kar Wai a du respecter… Et il donne quand même au cinéma contemporain une des plus belles scènes de baiser qui soit... Extraordinairement bien filmée, poétique, délicate, sensuelle, envoûtante...


Sans mériter la Palme d’Or (et pourtant il court après, le Wong…), je pense que « MY BLUEBERRY NIGHTS » aurait bien mérité le prix d’interprétation féminine pour la précieuse et surprenante Norah Jones, déjà très bonne chanteuse, et maintenant très bonne actrice. Mais les jurées ont préféré Jeon Do-yeon, héroïne de "Secret Sunshine" de Lee Chang-dong, dans un palmarès qui consacre globalement les talents inconnus aux stars confirmées du festival (la palme d’or ayant été décernée au cinéaste roumain Christian Mungiu pour « 4 mois, 3 semaines, 2 jours », snobant ainsi les Coen, Tarantino, Kusturica, et …Wong Kar Wai, qui décidément, loupe toujours la palme…).

La semaine prochaine, découvrez la critique exclusive de « Triangle », un film hallucinnant signé par trois énormes réalisateurs chinois : Ringo Lam, Johnnie To, et Tsui Hark…

« MY BLUEBERRY NIGHTS », de Wong Kar Waï, avec Norah Jones & Jude Law, sortie le 28 novembre 2007

LA PLUME DU PETIT SAUVAGE - AN ENGLISH SONG - "LAST BREATHE"

When my heart will stop beating
When my ears will stop hearing
The sound of thousands lives
Just before closing my eyes
Just before disappearing
When my blood will be so cold
I will keep my mind bold
And I will think about you
And I will dream about you
And I will speak about you
And my last word will be your name
And my last breathe will be for you

SOLUTION DE LA CHARADE

Mon premier est une salade,
Mon deuxième est une salade,
Mon troisième est une salade,
Mon quatrième est une salade,
Mon cinquième est une salade,
Mon sixième est une salade,
Mon septième est une salade,
Mon huitième est une salade.
Et mon tout est un grand écrivain Anglais !

Une salade, oui...mais pas n'importe laquelle !
Prenons par exemple la scarole...Alors si les 8 sont des scaroles...Cela donne "les huit scaroles"==> Lewis Carroll !!! (auteur, entre autres, d"Alice Au Pays Des Merveilles"...)

Bravo à FLOU ONE, qui a gagné...

CARLOS ET FERNANDO: FLAMANDS, ROSES, GAYS, ET HEUREUX PARENTS...

Un exemple que nos Sociétés modernes devraient suivre pour enfin s'ouvrir...
Un couple de flamants roses homosexuels a adopté un poussin abandonné, parvenant ainsi à devenir parents après maintes tentatives. Cette nouvelle a été très sérieusement annoncée lundi dernier par l'organisation britannique de protection de l'environnement Wildfowl & Wetlands Trust (WWT).

Carlos et Fernando étaient tellement désireux d'être parents qu'ils chassaient les autres flamants roses de leurs nids pour prendre leurs oeufs et les couver mais sans succès, a expliqué une porte-parole du centre du WWT de Slimbridge près de Bristol (sud-ouest de l'Angleterre).

Le couple était donc le candidat idéal pour prendre en charge un poussin orphelin car le nid dans lequel il se trouvait avait été abandonné par son géniteur. L'oeuf avait été placé dans un incubateur en attendant son éclosion.
Carlos et Fernando, en couple depuis six ans, peuvent ainsi fabriquer du lait dans leur gorge pour nourrir leur poussin.
L'homosexualité chez les flamants roses est chose courante quand il n'y a notamment pas assez de femelles, a expliqué Jane Waghorn, porte-parole de l'organisation.


Il en est d'ailleurs de même chez beaucoup d'espèces animales, ce qui tend à prouver que l'homosexualité n'est ni une tare génétique, ni une deviance morale propre à l'homme, mais bel et bien un comportement totalement sain et naturel ...

Et chez les phoques alors ? Non parce qu'il y a une expression, quand même, qui sous-entend certaines choses et qui mériterait une étude approfondie...

En tous cas, longue vie à Carlos et Fernando !

LE MONDE FANTASTIQUE DE LA SUISSE

Ah, la fameuse douceur de vivre helvète... Ici, on prend son temps pour tout...
Y compris pour les sports de vitesse...

lundi 21 mai 2007

A LA UNE - MY BLUEBERRY NIGHTS


"My Blueberry Nights", le dernier film de Wong Kar Waï, a été présenté en ouverture du 60ème Festival de Cannes et sort le 28 novembre 2007 sur les écrans français...

Découvrez la semaine prochaine sur ce blog un article sur ce film très attendu, au romantisme saisissant, servi par un duo de charme : Jude Law et... Norah Jones !