lundi 21 août 2006

LA MAUVAISE SOEUR


Elle les suit depuis tout en bas
Mais elles ne le savent pas
Elle est immaculée, légère
Le désir d’une jeune première

Le désir elle l’a bien connue
Il était marin au torse velu
La peau tannée par les embruns exotiques
De Panama, du Chili, du Mexique

Comme dans une chanson de Piaf
Leurs regards se sont croisés et Paf !

Le coup de foudre inévitable
Ils font l’amour dessous la table
D’un petit troquet sans âme
Où Dieu s’étouffe dans les flammes
Des amours interdites.

C’était il y a longtemps,
Elle ne sait même plus
Le prénom de cet amant d’instants
Mais depuis elle est de blanc vêtue
Comme pour mieux dissimuler
Son manque coquin de chasteté.

2 commentaires:

irene a dit…

je dirais la meme chose que pour la photo precedente.
je ne suis pas catho, je ne suis pas chretienne, je ne suis sans doute pas croyante mais...comment dire... je trouve touchant la croyance de certaines personnes quand elle est...sereine...
Bref, je pense que les poemes sans les photos sont chouettes et que les photos avec ces poemes perdent de leur sens...

Anonyme a dit…

possum agrees... Vous êtes très juste, mademoiselle... La photographie, comme la peinture, se passe de mots, puisqu'elle est elle-même discours, et comme la musique, source ET véhicule ET receptacle des émotions de chacun, tout à la fois..
Mettre des mots, et à plus forte raison un poème, sur une photo réduit cette dernière à n'être qu'illustration, puisque soumise à un adjuvant bien plus explicite (la parole énoncée ou écrite) donc plus fort...
J espere que le maître de ce blog continuera à nous faire profiter des visions pelliculées de Nicolas de Nève, car ces instants figés ont une réelle personnalité, et nous murmurent certaines choses tout en nous laissant libre d'y ajouter nos mots...
:)