mardi 30 mai 2006

LA PLUME DU PETIT SAUVAGE - POESIE - "LES LARMES"


Assise sur le bord
Du vieux port
Elle
Verse une larme

Elle verse une larme
A son passé volé, envolé,
A sa douleur qui
Se construit en silence

Elle verse une larme aux oiseaux
Aux soupirs, voilés, des bateaux

Elle se surprend à penser : « ailleurs !»
Lequel ? Celui d’avant, le sien, son cœur ?
Celui d’après, inconnu, craint, espéré ?
Elle cherche sa boussole de vérité

Assise sur le bord
Du vieux port
Elle
Verse une larme

Elle verse une larme
A son rêve qui tremble
Se consume il lui semble

Elle verse une larme aux vieilles ruelles
Aux cris, joyeux, des marchands,
Des enfants

Je me surprends à penser : « ailleurs ! »
Lequel ? Celui d’avant, le sien, son cœur ?
Celui d’après, inconnu, craint, espéré ?
Le vent se lève et me fait avancer

Assise sur le bord
Du vieux port
Elle
Verse une larme

Le vent se lève et me fait avancer
Vers elle.
Dans l’eau de ses pleurs
Se reflètent ses yeux couleur
De ciel d’aube de mer d’huile.

Ses cheveux battent le vent
Et frôlent les pierres centenaires
Les lumières de la ville
Leurs reflets scintillent
Comme les lumières de son visage
Scintillent au creux de mon regard

3 commentaires:

Emily a dit…

en voilà un autre de poète !!!
Sublime cette nouvelle poésie Thom... même si elle n'est pas très joyeuse, elle reste très belle !!

sylvine a dit…

elle est superbe, et son rythme me laisse émerveiilée. merci beaucoup.

Anonyme a dit…

Oui, très belle ta plume, et on n'a jamais doûté de ton talent ! Magnifique !
Bisous.
Marta