mardi 30 mai 2006

JE ME FERAI BIEN UN CHINOIS CE SOIR...


La Chine cuisine à toutes les sauces le Saint-Bernard, une race de chien qu'elle a importée il y a une quinzaine d'années de Suisse et dont la viande y est vendue environ 100 euros (1.000 yuan) le kilo, selon le rapport "Cyclope" 2006, consacré aux marchés des matières premières.

"Le chien est cuisiné à toutes les sauces, dans la plupart des provinces de la Chine qui vient d'entrer, en janvier 2006, dans l'année du Chien", écrivent les auteurs de ce rapport.



"La viande favorite des restaurants de chien est le Saint-Bernard... renommé pour sa chair tendre, son engraissement rapide et ses portées nombreuses", notent-ils encore.

"Les éleveurs de "rou gou" (chiens de boucherie) vendent ces Saint-Bernard, souvent croisés, au prix de 1.000 yuan, soit environ 100 euros" le kilo.

Selon un sondage effectué en 2004, 43% des Pékinois auraient mangé au moins une fois du chien. Ils sont cons ces Chinois quand même.

On devrait appeler au boycott de tous les restaurants chinois de France et d'ailleurs, pour faire pression jusqu'à ce que la Chine interdise officiellement le consommation de chien, et d'autres animaux domestiques, ou espèces en voie de disparition (parce qu'ils sont champions pour ça, quand même, les chinois).

Si nous étions motivés, nous pourrions très bien faire passer un message clair et net aux Chinois : "nous remangerons vous rouleaux de printemps quand vous arrêterez vos petites ou grosses barbaries, que ce soit avec les chiens, les tigres, ou les droits de l'homme".

"Si les mentalités évoluent dans le sens d'une plus grande clémence vis-à-vis des chiens, le pays n'est pas encore prêt à interdire la consommation canine, comme à Hong Kong depuis 1950", estiment, en conclusion, les auteurs du rapport.

C'est vraiment le genre de truc qui me blase totalement.

2 commentaires:

Marion a dit…

je trouve ça dur de savoir que des gens mangent du chien, mais qui somme nous pour décider de ce qu'on a le droit de manger ou non?
Ok, il y a la préservation des espèces en voie de disparition, ça c'est une bonne raison.
Mais si ils veulent élever des Saint Bernards comme on élève des porcs, des boeufs, des truites, qui sommes nous pour juger?
Et si les musulmans nous interdisaient de manger du porc ou les hindous de la vache?
Qui décide quel sont les animaux domestiques?
et ceux qui mangent du cheval?

Jusqu'à quel point peut-on laisser passer au nom de la diversité culturelle?
Vaste question.

Anonyme a dit…

Coucou p'tit Thom !
En réponse à Marion, je souhaite ajouter que certes, ce n'est pas fondamentalement le fait qu'ils mangent du chien qui dérange le plus, mais la façon dont les animaux sont maltraités, torturés, suspendus sur des cordes la tête en bas et battus vivants jusqu'à ce que mort s'ensuive pour attendrir leur chair qui est inacceptable. Tous les peuples peuvent avoir une culture culinaire différente, mais faire souffrir les animaux comme le font les chinois avec les chiens, c'est intolérable. Enfin, même si la diversité culturelle reste synonyme de tolérance (dans nos pays occidentaux du moins), changer les pratiques culturelles en faisant évoluer le droit ou les comportements et même se battre pour cela, ne représente pas un frein à la diversité culturelle, mais une avancée vers un monde plus civilisé (même si la barbarie existe toujours certes) et plus respectueux de la dignité humaine, et de la vie animale. C'est historiquement la raison pour laquelle la France est ce qu'elle est aujourd'hui et la raison pour laquelle elle a abandonné certaines pratiques anciennes (l'odalie par exemple, actes de torture qui représentaient pendant longtemps le jugement de Dieu où si la personne mourrait elle était coupable, où si elle survivait elle était innocente), pratiques qui étaient alors culturelles. On peut citer plein d'exemples de pratiques barbares au sein de plein de peuples différents qui perdurent aujourd'hui et qui sont culturelles. Accepter les différences culturelles est essentiel mais tout en combattant la barbarie, car qu'on combatte ou non, les pratiques culturelles évolueront de toute façon. A cela, j'ajouterai qu'il y a des influences religieuses, et ce sont elles les plus difficiles à combattre, et des influences économiques qu'il est possible de maîtriser. La raison pour laquelle les chinois battent les chiens vivants est gustative. Economiquement, nous pouvons changer les choses, de la même façon qu'on l'a fait chez nous (nos grands parents battaient la viande, morte certes, pour l'attendrir car à l'époque les morceaux n'étaient pas aussi beaux qu'aujourd'hui). Des machines performantes pourraient permettre aujourd'hui de tuer le chien sans le faire souffrir et d'attendrir sa viande une fois coupée. Ce n'est pas selon moi une question de diversité culturelle dès lors qu'on l'admet, mais un combat contre la barbarie, dont malheureusement, les hommes savent faire preuve au quotidien, et dont le combat devrait être une lutte acharnée pour le respect de la vie, quelle qu'elle soit.
Marta.